• La révolution numérique...

    ... c'est pas pour tout de suite.

    58 fichiers vendus pour l'ensemble de la maison Denoël, 11 pour Lunes d'encre - en 1 an environ.

     

    GD

     


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  • Commentaires

    1
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 09:46

    Des fichiers vendus dans quelles conditions ? Bourrés de DRM ? Dans quels formats ? Chez quels distributeurs ? A quels prix ? Pour ma part si Denoël supprime déjà les DRM, et pratique des tarifs raisonnables par rapport au support papier, je deviens client, et même très bon client, ce que je suis déjà je pense. Il pourrait même m'arriver de me procurer les versions papier et numérique de certains titres...


    Quels titres sont proposés en numérique ? J'ai déjà repéré Le vaisseau ardent (je ne sais plus où) et Le haut-lieu de Serge Lehman (15,30 en epub sur Numilog, contre 18 pour la version papier neuve).

    2
    Gilles Dumay Profil de Gilles Dumay
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 11:45

    Je comprends tous ces arguments ; mais cette politique de prix et la présence de DRM est imposée à tout le groupe Gallimard dont fait partie Lunes d'encre. J'ai tout fait pour y échapper, sans succès (je ne pèse rien). Aujourd'hui, seuls deux Lunes d'encre sont disponibles en numérique : Le Haut-lieu et Encore une chose... (ils pèsent a eux deux 18.9% des ventes numériques de Denoël). J'ai les droits numériques de 90% des Lunes d'encre à paraître.

    Pour Le Vaisseau ardent, tout est bloqué (je crois) car l'auteur voudrait que son livre paraisse en numérique à 15 euros, sans DRM. Je le soutiens dans cette démarche.

    L'ironie de la situation c'est que le Bélial distribué et diffusé par le Groupe Gallimard fait a peu près ce que j'ai proposé il y a un an à ma direction (des fichiers à moins de 10 euros, sans DRM). J'avais même proposé une forme d'@bonnement à Lunes d'encre.

    3
    jicehem
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 12:15

    L'abonnement est certainement une formule à tester, assez en phase avec les habitudes on line…

    Il y a certainement aussi à innover avec les nouvelles, qui trouvent plus difficilement des débouchés papier (surtout isolées). C'est vite lu, (potentiellement) pas cher…

    4
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 13:46

    Sans surprise au final et c'est bien dommage parce qu'avec le catalogue que tu as chez Lunes d'encre on pourrait en faire des heureux en ebook.

    J'espère que Marguerite aura gain de cause avant les calandes grecques .

    5
    jicehem
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 15:02

    La Toussaint serait pas mal…

    6
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 15:22

    @Gilles Dumay : mais cette politique de prix et la présence de DRM est imposée à tout le groupe Gallimard dont fait partie Lunes d'encre.
    Puisque le groupe Gallimard, et bien d'autres hélas, ne jurent que par les DRM il faudrait leur rappeler encore et encore que cette agitation autour d'une technologie dépassée avant même sa naissance officielle est inutile. Le client potentiel d'ebooks commencera, qu'on le veuille ou non, par tenter de supprimer ces DRM avant même d'ouvrir son fichier. Ce sera à coup sûr le cas du client qui n'a pas trop peur de l'informatique (une forte proportion de cette clientèle j'imagine), et c'est d'ailleurs ma pratique personnelle. Inutile de préciser que je ne suis pas un pirate pour autant ; je suis juste un lecteur qui aime lire ce qu'il achète dans les conditions qu'il souhaite au moment où il le souhaite, donc dans des conditions diverses.


    @Gilles Dumay : J'ai les droits numériques de 90% des Lunes d'encre à paraître.
    Très bonne nouvelle, mais probablement avec les mêmes effets que cette année si les conditions ne changent pas.


    @Gilles Dumay : Pour Le Vaisseau ardent, tout est bloqué (je crois) car l'auteur voudrait que son livre paraisse en numérique à 15 euros, sans DRM. Je le soutiens dans cette démarche.
    Il me semble vraiment l'avoir vu proposé sur une librairie numérique il y a quelques semaines. Mais depuis le lancement de ce sujet je le cherche sans le retrouver. Cela montre au moins qu'il y a un problème de visibilité du support... Quoi qu'il en soit je vous soutiens, toi et Jean-Claude Marguerite, dans votre démarche.


    @Gilles Dumay : L'ironie de la situation c'est que le Bélial distribué et diffusé par le Groupe Gallimard fait a peu près ce que j'ai proposé il y a un an à ma direction (des fichiers à moins de 10 euros, sans DRM).
    Le Bélial' va en effet dans la bonne direction. J'espère que la démarche sera concluante. Dès que mes finances me le permettront je les soutiendrai en achetant la totalité de leur catalogue numérique. Je salue aussi l'idée du format papier plus numérique pour 2 euros de plus .


    @Gilles Dumay : J'avais même proposé une forme d'@bonnement à Lunes d'encre.
    Excellente idée aussi. Je veux bien m'abonner dès aujourd'hui. Mais évite les DRM, ça m'évitera de triturer tes jolis fichiers ;)


    @jicehem : Il y a certainement aussi à innover avec les nouvelles, qui trouvent plus difficilement des débouchés papier (surtout isolées). C'est vite lu, (potentiellement) pas cher…
    Oui. Cela étant je ne crois pas que ce que fait Le Bélial' soit optimal. Il propose en effet les nouvelles de Wintrebert et d'Ecken à la pièce ou en recueil et je crains que cela ne soit pas bon pour le recueil justement. A la place de l'éditeur j'aurais mis en ligne une ou deux nouvelles d'appel plus le recueil. Mais je ne suis pas un pro, je le reconnais.

    7
    Gilles Dumay Profil de Gilles Dumay
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 15:33

    @ Philémont

    Je suis d'accord sur tout (Oublie ça... devoir de réserve), sauf...

    Je ne te suis pas sur les nouvelles. Disons que les gens ont l'habitude depuis longtemps maintenant d'acheter la chanson qui leur plait...

    Je crois qu'il faut une offre la plus large possible, recueil, nouvelles en solo, anthologie, etc.

    Un texte comme "Déchiffrer la trame" pourrait devenir un best-seller de la nouvelle...

     

    8
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 15:54

    @Gilles Dumay : Je ne te suis pas sur les nouvelles. Disons que les gens ont l'habitude depuis longtemps maintenant d'acheter la chanson qui leur plait...
    Je comprends ce point de vue, mais n'y adhère pas. C'est probablement un problème générationnel : au même titre que je ne conçois pas d'acheter une chanson qui me plait sortie du contexte de son album, je n'arrive guère à concevoir une nouvelle sortie de son recueil. J'ai tort, je le sais, puisque la plupart de ces nouvelles sont conçues indépendamment les unes des autres, et que c'est un anthologiste qui les réunit in fine. Il n'empêche que c'est ma pratique de lecture de nouvelles...
    Tiens, une exception quand même : j'adore me faire une nouvelle ou deux de Dick entre deux lectures plus conséquentes. Si tu ne connais pas ces recueils je te les conseille ;)


    @Gilles Dumay : Un texte comme "Déchiffrer la trame" pourrait devenir un best-seller de la nouvelle...
    J'ai honte, je ne l'ai pas encore lue. Probablement parce qu'elle ne s'est pas encore retrouvée dans un recueil qui m'ait tapé dans l'oeil...

    9
    Gilles Dumay Profil de Gilles Dumay
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 16:07

    Juste un dernier truc...

    La plupart des éditeurs souffrent d'une baisse de CA conjoncturelle due à la crise économique. Je suis chez Denoël depuis douze ans et j'ai déjà vécu une situation tendue quand nous sommes passé de 120 titres annuels à 75 environ, la situation que nous vivons depuis septembre 2008 est non seulement tendue, euphémisme, mais on n'en voit pas la fin. Quand on croyait avoir touché le fonds à la fin du printemps de cette année, août et septembre nous ont montré que le fonds était encore plus bas et que le coup de pied pour remonter restait pour le moment hors de portée.

    Je n'ai pas la prétention de connaître les chiffres de la concurrence de Lunes d'encre, les CA, etc ; mais j'ai accès à un certain nombre de chiffres de vente et quand je vois ce que les "autres" vendent, je me dis que leur situation est au mieux équivalente à la situation de Lunes d'encre, donc que ce n'est pas rose (il y en a même pour un ou deux, où je ne comprends pas comment il peut être tenable d'avoir des chiffres de vente aussi bas).

    Si tu rajoutes à ce phénomène conjoncturel, la baisse de CA inhérente au passage au numérique, on n'y coupera pas (les gens n'achèteront pas plus de livres, je n'y crois pas une seconde ; par contre, ils les payeront en moyenne moins cher) ; on peut dans un sens se féliciter que la mayonnaise ne prenne pas pour le moment, car ce retard à l'allumage sauve des emplois.

    Les mois qui viennent vont être très intéressants (et probablement chargés de stress pour beaucoup), car le décalage entre ce qui est produit et ce qui est acheté n'a jamais été aussi important, et pour diverses raisons, dont le livre électronique, ça ne va pas durer. On va passer d'une économie de mises en place, régulée par les retours, à deux économies : la même pour les gros tirages et une économie de réassorts, pour tout ce qui est mid-list et small press, donc 95% de la production SF.

    Les mises en place des poches baissent et vont continuer de baisser au fur et à mesure que va se développer le numérique ; il est fort probable que certains groupes jettent l'éponge sur les genres se concentrant plutôt sur certains auteurs (appartenant aux genres mais vendus comme comme une marque). Certains ont anticipé le phénomène en dotant certains de leurs auteurs de maquettes spécifiques en poche.

    Pour beaucoup d'éditeurs, la fin de l'économie de mise en place, c'est la mort. Pour certains groupes, ne restera intéressant que les livres qu'on peut mettre massivement en place, ce qui va forcément redistribuer les cartes à un moment ou un autre. Au jour d'aujourd'hui, Lunes d'encre existe encore parce que 80% de ses titres alimentent Folio-SF, si Folio-SF pâtit lourdement de la révolution numérique, Lunes d'encre en pâtira par voie de conséquence.

    J'ai vu le bilan de Lunes d'encre juillet 2009-juin 2010 sans l'apport de Folio-SF, on est à environ 72 000 euros sous l'objectif (c'est malheureusement considérable pour une collection qui vend 22 000 ouvrages hors-fonds par an).

    Ca va tanguer, sévère.

    10
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 17:27

    Loin de moi l'idée de discuter de l'économie d'un marché que je ne connais finalement pas, si ce n'est du seul côté de ma demande personnelle. Néanmoins, peut-être en incorrigible optimiste, je me dis que le livre numérique peut être une chance pour la littérature de genre telle que nous la lisons tous ici. Je m'explique.
    Je vis à côté d'une grande et belle librairie, intimement liée à Gallimard d'ailleurs, j'ai nommé Le Divan à Paris 15ème. En tant que voisin je m'y rends grosso modo une fois par semaine, ne serait-ce que pour jeter un oeil aux nouveautés. Jusqu'à il y a peu le rayon "SF / Fantasy" était certes petit, mais plutôt bien achalandé. J'y trouvais la quasi totalité des nouveautés, notamment en Lunes d'encre, Bélial', Calmann-Lévy et j'en passe. Cela passait notamment par une mise en place judicieuse sur un petit meuble central dont je ne connais pas le nom mais que tu reconnaîtras certainement en me lisant. Quoi qu'il en soit, à mon retour de vacances à la fin août, ma quasi seule motivation était de m'offrir Le fleuve des dieux de Ian McDonald. Et bien figure toi que je ne l'ai jamais trouvé au Divan (une première pour moi), que ce petit meuble central riche en nouveautés avait disparu, et que j'ai du aller chez le concurrent, encore plus petit, mais amateur, lui, pour le trouver. Depuis ce petit meuble n'est jamais revenu, je n'ai jamais vu au Divan Le fleuve des dieux (c'est toujours une nouveauté dis ?), et CLEER y était perdu samedi dernier au milieu d'une multitude de polars (bon je sais l'étiquette est discutable). Alors en effet si c'est cela l'énonomie de mise en place, tu as de quoi être pessimiste.
    Mais là où je voulais en venir, c'est que pour pallier à ce genre de défaillances, le numérique est pour moi une bonne solution. Les littératures de genre sont marginal(isée)es et mal distribuées ? Alors ne les distribuons plus physiquement (au moins les choses seront claires) et passons par des plateformes numériques intelligentes. Arrêtons de passer par de gros machins type FNAC ou Amazon qui n'en ont rien à foutre du numérique, des clients et des éditeurs tant que les biffetons rentrent. Passons plutôt par de petits portails spécialisés, comme e-Belial' tiens, qui ont une véritable offre et s'intéressent véritablement à ce qu'ils vendent. Faisons aussi la liaison avec de grands sites spécialisés et indépendants (le Cafard par exemple) qui selon moi sont sources d'irrépressibles envies de lectures (c'est en tout cas comme ça que je choisis les miennes). En plus il paraît que les jeunes générations ont bien plus de facilités avec l'informatique que les anciennes et qu'elles apprécient proportionnellement plus les littératures de genre.
    Naïf je suis ? Peut-être mais c'est comme ça que je vois les choses dans mon monde imaginaire.

    11
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 17:36

    Je ne connais pas les chiffres de ventes par contre les CA sont trouvables sur societe.com et c'est très variable d'un éditeur à l'autre.

    12
    Gilles Dumay Profil de Gilles Dumay
    Mercredi 6 Octobre 2010 à 17:47

    @ Philémont.

    Le Fleuve des dieux est sorti il y a un mois et demi ; je doute qu'on puisse encore le considérer comme une nouveauté. Il a eu six semaines pour s'imposer, ce qui n'est pas arrivé au vu des chiffres de réassorts.

    Le libraire du divan l'a eu et lu, puisque la dernière fois qu'il m'a joint c'était pour m'en parler et pour avoir un SP d'un autre titre, Urkas !, je crois.

    J'ai habité 7 ans à 50 mètres du Divan ; c'est une librairie que je connais bien.

     

    13
    Keff
    Jeudi 7 Octobre 2010 à 10:15

    Bonjour,

    La politique de certains grands groupes d'éditeurs va à l'opposé de ce que les lecteurs du numérique attendent. Ils ne veulent pas vendre un fichier numérique moins cher qu'un poche, pour ne pas défavoriser la chaine du poche. Ils  veulent à tout prix mettre des DRM pour "protéger" les ouvrages. Et mettre une DRM, ça coûte, donc justifient aussi un prix élevé avec ça. Et comme ils ne souhaitent pas augmenter les droits d'auteurs voire les diminuer, les auteurs ne signent pas et ne donnent pas les droits de publication numérique. Donc existant au prix élevé+offre pauvre+DRM sur existant = explosion du piratage assurée.

    JAMAIS je n'achèterai un ebook avec une DRM bloquante. Avec un tatouage numérique, oui.

    E-belial est une super offre. Et il faut la soutenir et la faire évoluer.

    Keff.

    14
    Gregory Drake
    Jeudi 7 Octobre 2010 à 23:51

    La révolution numérique n'est pas pour tout de suite ? Il suffirait que les liseuses deviennent le cadeau de noël comme l'a été le DVD en 2000. On est passé du vynil au cd quand il y a eu assez de cd pour justifier l'achat d'un appareil... Quels sont les relations entre les fabriquants de liseuses et les éditeurs ? Je ne sais pas pourquoi, mais je parierai qu'elles ne sont pas très étroites.

    15
    Vendredi 8 Octobre 2010 à 09:24

    @Gregory Drake : Il suffirait que les liseuses deviennent le cadeau de noël comme l'a été le DVD en 2000.
    Pour ça il faudrait aussi qu'il existe une liseuse irréprochable, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

    16
    Vendredi 8 Octobre 2010 à 11:22

    @ Gilles Dumay : Pour Le Vaisseau ardent, tout est bloqué (je crois) car l'auteur voudrait que son livre paraisse en numérique à 15 euros, sans DRM. Je le soutiens dans cette démarche.
    J'ai retrouvé où je l'avais vu il y a quelques semaines : http://www.epagine.fr/9782207108680-le-vaisseau-ardent-jean-claude-marguerite/. Il était classé dans la rubrique " à paraître " ; il l'est toujours aujourd'hui, ce qui confirme le blocage que tu évoques.

    17
    jose06
    Samedi 27 Novembre 2010 à 01:10

    Bonjour
    Je suis très déçu par les groupe d'éditions françaises, les ebook ne cour pas les rue et il y a peu de chance d'en voir alors que les tablettes numérique explose!!!


    Comme la musique les éditeurs vont se retrouvés avec du piratage à gogo avant qu'ils ne réagissent. Effet la demande est de plus en plus présente et malgré cela beaucoup de livres ne sont toujours pas en ebook!


    Il existe bien des moyen de protège les livres (le tatouage me semble la meilleure solution), il n'y a donc pas de raisons valable pour bloquer l'édition numérique.
    De plus  pour les livres traduits en français il faut bien passer par un ou plusieurs traducteurs et bien souvent cela est fait sur ordinateur. Or il n'y a rien de plus simple de passer un fichier d'un format à un autre.


    Ce manque de discernement de la par des éditeurs français pourraient bien leurs couter cher. En effet certains éditeurs étranger n'ont pas se type de scrupules (par exemple Amazone) qui commence à vouloir traduire eux même leurs livres en plusieurs langues sans pour autant avoir les droits de diffusion sur des territoires étranger. Mais internet n'a pas de frontières et du moment que l’ayant droit sont payer peu de personnes agirons contre cela....


     L'industrie du disque meurs peu à peu les éditeurs français eux seront bientôt en voie d'extinction....


    A bon entendeur salut...

    18
    Gilles Dumay Profil de Gilles Dumay
    Samedi 27 Novembre 2010 à 08:53

    @ Jose06

    Sans vouloir vous froisser, je pense que vous n'avez pas une vision complète des problèmes que pose le numérique.

    1/ Il ne sert à rien de protéger les fichiers. Ca emmerde tout le monde sauf les pirates. Donc les acheteurs potentiels en premier. L'enjeu là ce n'est pas de "protéger" le texte (protégé par la loi, voir l'exemple récent de l'affaire Houellebecq), mais de faire en sorte que le lecteur potentiel ait davantage envie de le payer que le pirater. Il faut donner envie aux lecteurs (prix attractifs ; offre livre+numérique au même prix ; abonnements...).

    2/ Il n'est pas si facile que ça de faire des fichiers, ça coûte des sous, et ces coûts entrent dans le compte d'exploitation du "texte" (livre papier + livre numérique) et plombent ledit compte. Par ailleurs les fichiers doivent être référencés, ça coûte aussi des sous, sans parler des DRM que conctractuellement on est obligé de mettre sur encore beaucoup de textes à ce jour.

    3/ Le relatif iimmobilisme français est dû au fait que les grands groupes sont diffuseurs et distrubuteurs en sus d'éditeur. Ils ont très bien compris le danger (pour eux) du numérique. Dans ce cas précis leurs intérêts sont opposés à ceux des lecteurs. La révolution est inéluctable, mais elle est freinée entre autre pour sauver des emplois, ce qui en tant de crise n'est peut-être pas une mauvaise idée.

    4/ A mon avis, l'offre en matière de liseuses est à ce jour peu convaincante (on verra à Noël prochain) et ça les éditeurs n'y sont pour rien. Cela dit, je n'ai pas testé le modèle FNAC.

    19
    jicehem
    Samedi 27 Novembre 2010 à 10:33

    J'ai pris en main ce modèle, et je l'ai reposé…

    Les liseuses d'aujourd'hui sont chères (il faudrait des modèles à prix cassé pour tenter l'aventure), peu ergonomiques et sans âme… Ce dernier point est à mon sens le plus important, car qui aime le livre attend de l'édition numérique autre chose que d'avoir sa bibliothèque à portée de main. Tant qu'on ne sortira pas sa liseuse avec gourmandise, il manquera quelque chose dans notre rapport avec le texte. AMtrèsHA…

    20
    Samedi 27 Novembre 2010 à 11:18

    Si je peux me permettre (je vais encore passer pour un vieux prématurément), je ne penses pas que le numérique marchera.

    Les lecteurs aiment les livres, l'objet et la sensation. La partie qui veut passer au numérique dans cette population est infime. Et quand une personne ne lit pas, elle lira pas sur liseuse non plus. Ou peut-être au début par effet de mode (car c'est bien cela qu'on voit en ce moment, c'est bien passé dans les magasins, c'est genre "une nouvelle façon de lire) mais on en reviens toujours au même point, il faut du temps pour lire et seul ce qui aime ça le feront et dans la majorité préfère le bon vieux bouquin.

    Bref, sans vouloir être pessimiste, le numérique ne va rien changer du tout.

    Après bien entendu, je peux me tromper mais on verra bien.

    21
    Samedi 27 Novembre 2010 à 19:04

    @ Gilles Dumay et jicehem
    Je suis plutôt d'accord avec jicehem. La liseuse ultime n'existe pas aujourd'hui. Si l'on doit attendre Noël pour cela, ce ne sera pas avant celui de 2011.


    @ Nicolas Winter
    Je ne suis plutôt pas d'accord. Je suis un "gros" lecteur et depuis que j'ai une liseuse je prends beaucoup de plaisir à son utilisation. Pourtant, au départ, j'avais la même opinion que toi ; la liseuse n'a d'ailleurs pas été une démarche personnelle de ma part, mais un cadeau que l'on m'a fait.
    Je prends d'ailleurs toujours beaucoup de plaisir à lire des livres "objet", que je sélectionne avec beaucoup de délectation (des Lunes d'Encre par exemple), encore plus qu'avant. En fait, plus qu'une remplaçante de ma bibliothèque, la liseuse se pose pour moi comme son complément idéal : de belles éditions d'oeuvres majeures (à mon sens) au format papier, des éditions standards au format numérique.

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