• Mon île sombre, par Christopher Priest

     

    Portrait (c) Patrick Imbert

     

    Ayant la chance d'avoir sous la main un auteur anglais passionné par la politique, un homme de convictions comme il en existe peu, Christopher Priest donc, je lui ai demandé ce qu'il pensait du Brexit. Voilà sa réponse datée du 25 juin.

     

    GD

     

    – PS : par contre, je vous demande un poil d'indulgence, car je ne suis pas traducteur de métier et Christopher Priest n'est pas l'auteur le plus facile à traduire de la planète.

    //

     

    Au Royaume-Uni, les référendums n'ont qu'une valeur consultative. Ils n'obligent à rien sur le plan strictement légal. Le référendum du 23 juin 2016, pour savoir si le Royaume-Uni devait “rester” dans l'Union Européenne ou en “partir” était consultatif.

    Même si le public a voté en faveur du départ, le Royaume-Uni n'est pas obligé de se retirer de l'Union Européenne, tant que le parlement n'a pas pris de décision. De fait, sans cette décision, c'est même impossible.

    Avant la tenue du référendum, on sait que seulement une minorité de membres du parlement était du côté du “Départ”... ou Brexit, comme on dit maintenant. Les conservateurs (the Tories), au pouvoir, étaient divisés, alors que les Travaillistes et les Sociaux-Démocrates y étaient farouchement opposés. En d'autres termes, si le sujet avait été soumis au vote au parlement, selon la voie constitutionnelle, la question du départ de l'Union Européenne ne se serait même pas posée.

    Mais parce que les travaillistes étaient divisés et parce qu'un nouveau parti d'extême-droite UKIP (United Kingdom Independence Party) ouvertement raciste et xénophobe émergeait, le gouvernement du Royaume-Uni a cédé à la pression publique et a organisé ce référendum.

    Au départ, le débat opposait principalement les partisans de L'Union Européenne et ses détracteurs. La cause du “maintien” semblait avoir victoire acquise et bénéficiait du soutien de L'Union Européenne elle-même, du gouvernement américain, de la plupart des pays européens, des grandes entreprises, du monde de la finance... et d'une immense troupe d'intellectuels, artistes et écrivains.

    Mais, peu à peu, le sujet de l'immigration s'est glissé dans le débat. Les inquiétudes secrètes du peuple au sujet du nombre de migrants, vis à vis d'un marché de l'emploi fragile, leur expérience concrète de l'engorgement croissant des écoles, hôpitaux, marché du logement, etc, tout cela a été exploité. (La plupart de ces problèmes, attribués à l'immigration, sont en fait à mettre au crédit des politiques d'austérité d'un Parti Conservateur faible, divisé et dogmatique). La presse de droite a jeté de l'huile sur le feu et le débat est devenu de plus en plus détestable. De nombreux mensonges ont fleuri et prospéré pendant le débat sur le référendum : au sujet des sommes d'argent perdues chaque semaine au profit de l'Union Européenne, du fait que les immigrants étaient à une écrasante majorité musulmans, de la future adhésion à l'Union de pays islamiques comme l'Albanie et la Turquie. Et encore beaucoup d'autres... mensonges.

    Juste avant le référendum, la parlementaire Jo Cox a été assassinée en pleine rue. Poignardée à plusieurs reprises, puis abattue avec une arme de poing. Elle était jeune, idéaliste, téméraire, passionnée par les causes humanitaires (elle avait aidé en Syrie, au Darfour). Peu de gens avaient entendu parler de Jo Cox avant qu'elle ne soit assassinée, mais son parcours nous a montré qu'elle représentait le meilleur des valeurs britanniques, et qu'elle était sans doute promise à devenir, dans quelques années, une figure majeure de la vie politique anglaise. L'homme arrêté pour son meurtre n'a eu de cesse depuis de débiter un jargon néo-nazi et avait des liens avec l'extrême-droite américaine.

    Cette victime innocente, ce tueur odieux, ont soudain semblé représenter les deux visages du débat. C'était comme si la vieille Angleterre, pays de tolérance, de fair-play et de liberté de parole, avait été poignardée et abattue par une nouvelle Angleterre, brutale et en plein essor, forte de ses esprits étroits et de sa haine des étrangers. Après une brève période d'état de choc, ressentie à travers tout le pays, les deux derniers jours de campagne, pour ou contre le Brexit, ont laissé libre champ à cette dualité. Les partisans du départ ont évidemment admis que leurs arguments détestables et racistes devaient être abandonnés... pour, quelques heures plus tard, les reprendre et même en rajouter d'autres.

    Puis le résultat a été connu, 52% de vote pour le départ de l'Union Européenne (on notera juste, qu'en considérant le taux de participation, ça représente moins de la moitié des gens qui habitent le pays.)

    J'ai voté pour le “Maintien”. Je suis du côté des perdants.

    J'ai vu mon pays sombrer aux mains de conservateurs opportunistes, mais aussi faibles et inexpérimentés, comme Boris Johnson et Michael Gove. Nigel Farage qui mène UKIP est une honte pour notre nation, un embarras à l'échelle d'un pays. Notre union avec l'Ecosse va sans doute prendre fin. De l'autre côté de la mer d'Irlande, le Sinn Fein d'Irlande du nord veut l'union avec l'Éire/l'Irlande (membre de l'Union Européenne) – des violence de la part des Protestants vont forcément suivre. La relation entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni est désormais chancelante, selon les propres mots du pourtant modéré président américain Barrack Obama. Alors que j'écris ces mots, l'Union Européenne presse le Royaume-Uni de précipiter le divorce et de quitter le domicile conjugal au plus tôt.

    Mon pays est en train de devenir un état pariah, qui a largué les amarres, dont celles de la raison ; une nation a présent dominée par les bigots et les opportunistes, mais toujours détentrice de la bombe nucléaire.

    J'aime l'Europe telle qu'elle s'est dessinée au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Je la vois comme un phare, un endroit tolérant, civilisé, fort de ses progrès technologiques, de sa culture, de ses idées et de son art. L'Europe a été pionnière en matière de droits de l'homme, de droits civiques, d'abolition de la peine de mort. Elle a progressivement imposé ses principes de laïcité, après des siècles de main-mise des différentes églises.

    La bureaucratie européenne, tant haïe, sur laquelle les apprentis sorciers du parti Conservateur ont tiré à boulets rouges, a son équivalent dans chaque pays de grande taille, la vénérable Grande-Bretagne incluse. La perfection n'existe pas. Jusqu'à cette semaine, l'inexplicable petit mariage de raison qui liait le continent européen et mon île fonctionnait contre toute attente. C'était une union alternant périodes de lassitude et chamailleries, comme il se doit pour un couple qui se connait trop bien, depuis trop longtemps, mais avec pour résultat concret un partenariat paradoxalement stable et fructueux, peut-être un modèle auquel toutes les nations civilisées devraient aspirer.

    Ils pourraient mettre fin à ce gâchis, maintenant. Si le Parlement Britannique avait les tripes, s'il faisait confiance à ses propres principes. Ils pourraient annuler ce référendum, là, maintenant, tout de suite, demain, la semaine prochaine, avant que les dégâts soient irréversibles. Bien sûr, ils ne le feront pas, et nous allons dériver vers un futur qui s'est soudainement dressé face à nous et semble profondément déplaisant et dangereux.

    Christopher Priest


  • Commentaires

    1
    M
    Dimanche 26 Juin 2016 à 10:19

    Bonjour,

    Est ce que tu m'autorises à reproduire le texte dans le cadre d'un cours d'histoire géographie ?

    M

    2
    Dimanche 26 Juin 2016 à 10:22

    Moi je n'y vois aucun inconvénient, mais je demande quand même sa permission à l'auteur.

    3
    Dimanche 26 Juin 2016 à 11:33

    @ M

    L'auteur, flatté, est d'accord.

    4
    Aldaran
    Dimanche 26 Juin 2016 à 14:11

    Merci d'avoir sollicité et traduit le commentaire.

    5
    M
    Dimanche 26 Juin 2016 à 15:56

    @ Gilles Dumay :

    Merci beaucoup. Ça me fera une porte d'entrée pour en parler avec les élèves.

    6
    Dimanche 26 Juin 2016 à 16:30

    "

    J'aime l'Europe telle qu'elle s'est dessinée au lendemain de la Seconde guerre mondiale."

     

    Oui, le problème c'est que cette Europe fantasmée n'existe pas, ou n'existe plus, et le Royaume Uni depuis Thatcher ("give my money back !") n'est pas étrangère à la dérive ultra libérale et financiariste de l'Europe telle qu’elle existe aujourd'hui.

     

    Vouloir passer outre le résultat du référendum, certes consultatif mais pour lequel le "contrat" fixé par Cameron était clair, me parait très "apprenti sorcier".

     

    Passer outre une consultation populaire (on a vu ça en France en 2005) renforce le sentiment que tout se passe dans le dos des peuples.

     

    On n'est pas démocrate quand ça arrange. On l'est ou pas. L'Europe, depuis les années 80, aurait mieux fait de devenir plus démocratique, plutôt que de devenir cette vaste zone de libre échange ou, au bout du compte, ceux qui y trouvent le plus leur compte sont les banques et la frange de la population qui n'a pas ce sentiment d'être délaissé (sentiment qui, à mon avis, s'est largement exprimé dans le choix du Brexit).

     

    Il me semble évident que le malaise actuel du Royaume Uni est plus dû aux années Thatcher - Major -  Blair qu'à l'Europe, qui a servi de bouc émissaire.

     

    Mais en même temps, pour nous, "continentaux", ce Brexit est une occasion en or pour avancer sur des sujets sur lesquels le Royaume Uni a toujours freiné : régulation financière, enjeux environnementaux...

     

    Il y a peu d'espoir que Hollande - Merkel et les autres soient à la hauteur de cet enjeu, mais en tout cas, la fenêtre d'action est ouverte, à eux de s'en saisir.

    7
    Dimanche 26 Juin 2016 à 16:32

    "

    (on notera juste, qu'en considérant le taux de participation, ça représente moins de la moitié des gens qui habitent le pays.)"

     

    On notera aussi qu'encore moins de la moitié des votants qui habitent le pays ont voté en faveur du maintien, malgré la "promesse" de "catastrophe nucléaire" faite par les milieux financiers, certains médias pro-maintien et les institutions européennes.

    8
    Lundi 27 Juin 2016 à 09:31
    A.C. de Haenne

    Merci. Très éclairant.

    A.C.

    9
    Poisson Radieux
    Lundi 27 Juin 2016 à 11:42

    Super texte. Il serait possible de le lire en VO?

    10
    Lundi 27 Juin 2016 à 11:52

    Beau texte de Christopher Priest qui garde en mémoire les conflits militaires européens de jadis.

    Qu'en pense Brian Aldiss auteur de Super Etat ?

    On peut critiquer l'Europe libérale, mais le revenu par habitant n' a pas cessé de progresser en GB depuis 1973

     

    11
    Lundi 27 Juin 2016 à 17:59

    @soleilvert : le nombre de travailleurs pauvres aussi...

    12
    Tallis
    Mardi 28 Juin 2016 à 12:07

    Si le Parlement Britannique avait les tripes, s'il faisait confiance à ses propres principes. Ils pourraient annuler ce référendum, là, maintenant, tout de suite, demain, la semaine prochaine, avant que les dégâts soient irréversibles.

    J'avoue trouver ce genre de phrase tout à fait déplaisante. Parce que le principe en question est quand même de passer outre le vote populaire. Et ça qu'on le veuille ou non, me semble totalement anti-démocratique.

    Quand à l'Europe décrite par Christopher Priest, je suis assez d'accord avec Cyrille, elle est quand même très largement fantasmée. Et les classes populaires anglaises viennent de nous le rappeler...

     

    13
    AP
    Mardi 28 Juin 2016 à 14:36
    Tout à fait d'accord avec Tallis.
    Que le courage ("les tripes"), ce soit d'aller vers (encore?) moins de contrôle populaire sur les institutions me semble un principe profondément choquant.
    14
    Jeudi 30 Juin 2016 à 11:28

    L'Europe souhaitée par Priest (et on pourrait remonter une chaine d'écrivains jusqu'à Victor Hugo) s'appuie sur les conflits qui ont déchiré les nations depuis des siècles et en particulier la seconde guerre mondiale. D'ailleurs toute son œuvre en porte l'empreinte.C'est fondamental. On considère la paix comme un fait acquis, mais on revient de loin.

    Que l'Europe soit un ventre mou, qu'il y ait de la bureaucratie, une direction libérale, soit. Mais elle reste un pole d'attractivité et elle a apporté des droits nouveaux.

    15
    Vendredi 1er Juillet 2016 à 06:42

    La position de Christopher Priest ne me choque pas.

    Attendez un meurtre abject d'une petite fille par un récidiviste et proposez dans la foulée un référendum sur le rétablissement de la peine de mort ; attendez un énième massacre terroriste et proposez dès le lendemain un référendum sur l'emprisonnement préventif des "fiches S" radicalisé, etc.

    Ce référendum qui était "Voulez-vous que la Grande-Bretagne quitte l'union Européenne ?" s'est transformé en "Voulez-vous encore davantage d'immigrés de religion islamique sur notre bon sol ?". Il a été biaisé (par la crise des migrants, et les partisans du Brexit). Le meurtre de Jo Cox n'a rien arrangé (même si j'ai tendance à penser, depuis mon côté de la Manche, qu'il a probablement minimisé la victoire du non).

    La démocratie directe est séduisante (c'est un vrai sujet de SF à l'heure de l'information en continu et des réseaux sociaux), mais dans ce cas précis elle a été alimentée par un tombereau de mensonges que le camp du Brexit a, pour tout arranger, piteusement reconnus au lendemain de leur inattendue victoire.  

    Oui, c'e serait choquant que le parlement refuse de ratifier le Brexit, mais seulement "a priori", car ce n'est pas illégal dans leur démocratie (le référendum n'était que consultatif) et ils peuvent facilement le justifier avec des arguments dignes d'une démocratie moderne : le climat xénophobe général n'était pas propice, la campagne a été indigne, la victoire du non n'est pas assez large, le meurtre de Jo Cox était trop "frais", etc. Peut-être que ce serait même salutaire en remettant le parlement et donc sa "voix" au centre du débat.

    Les référendums sont des armes qui explosent souvent à la gueule de ceux qui veulent les utiliser à des fins électorales. Ils sont séduisants, évidemment, mais il faut se méfier des choses séduisantes.

    Gilles Dumay, directeur de la collection Lunes d'encre

    16
    AP
    Vendredi 1er Juillet 2016 à 22:47
    Que le peuple puisse prendre une "mauvaise" décision, on l'admettra aisément. Mais la question est alors: qui détient les clefs pour juger mieux? les Sarkozy? les Bush? les Hollande?... L'histoire contemporaine prouve-t-elle la supériorité décisionnelle des élites?...
    Plutôt qu'une décision bonne ou mauvaise, ne touche-t-on pas plutôt à la question de la liberté?... L'unique façon de se trouver libre face à une loi, qui s'impose, par définition, à vous, n'est-ce pas de pouvoir influencer son édiction?
    Dans ce contexte, comme on peut trouver choquant d'imposer une loi El-Khomri à un peuple non-consentant, s'asseoir sur un référendum où lui a demandé explicitement son avis ne vaut guère mieux.

    D'autant que, dans le cas de l'appartenance à l'UE, la question de savoir s'il s'agit d'une décision "bonne" ou "mauvaise" (pour le peuple, en général) est très partagée. Et, en 2005 déjà, on présentait la victoire du "non" comme une horreur raciste.

    Cela étant, je serais très intéressé par toute référence SF traitant de la démocratie directe. :-) Des récits à influence anarchisante, j'en ai déjà croisé, mais je ne crois pas avoir jamais rien lu relevant de ce thème.
    17
    Dimanche 3 Juillet 2016 à 07:15

    @ AP

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/05/20/michel-houellebecq-et-la-democratie-directe_4422199_3232.html

    (Houellebecq... c'est de la SF)

    Sinon, on trouve des expériences de Démocratie Directe (ou assimilables à de la DD) dans certaines nouvelles de Greg Egan. Trois recueils en France : Axiomatique, Radieux, Océanique.

    18
    AP
    Lundi 4 Juillet 2016 à 21:20
    Merci. Une occasion d'exhumer "Axiomatique" de ma pile de lecture!
    19
    Gaetan
    Vendredi 8 Juillet 2016 à 23:21

    Comme quoi, on peut admirer les oeuvres d'un écrivain et ne pas approuver ses pensées personnelles. Je comprends que les anglais de son bord se soient sentis dupés, on dirait vraiment que les arguments en faveur du brexit étaient franchement forcés et édulcorés par les partis qui le supportent. La démission de Farage est stupéfiante et laisse planer un doute sur l'honneteté de cet homme.

    Cela dit, comment peut -on supporter cette Europe qui nous écrase comme des cloportes, avec à sa gouvernance des hommes qui n'agissent plus du tout au nom du bien commun? On dirait que le capitalisme prend le chemin du communisme, avec des dirigeants qui n'ont aucune limite, qui créent des lois qui protègent leurs exactions, qui se fichent éperdument de l'opinion publique, qui usent de procédés anti-démocratiques comme cet article 49:3 en France. Ici en Belgique, on chasse les plus jeunes du chomage, pour trafiquer les chiffres afin d'attirer les investisseurs, mais qui est dupe? Les grosses fortunes francaises affluent en Begique, car il n'y a pas d'impot pour elles, qui de toute façon détournent leur argent dans des comptes obscurs a travers des paradis fiscaux. Aucun d'entre eux n'investit ici, ils préferent les conditions abominables du Bangladesh et de la Chine pour construire leurs usines de production.

    Les conditions de travail se dégradent, le travail au noir explose - encore qu'ici le gouvernement vient de lancer un site qui permet de denoncer son voisin. Il devient impossible pour un jeune de se lancer, si ce n'est dans des multinationales dont les pratiques sont absolument crapuleuses, les denonciations vis-a-vis de France telecom en temoignent notamment. 

    La politique étrangère est effrayante, on assiste à une guerre du pétrole au moyen-orient, qui n'a aucun rapport avec ledit pétrole, d'après les chefs d'état, qui n'est qu'une sorte de croisade contre les dictateurs qui règnent là-bas, et contre lesquels nous nous devons de sauver leurs peuples. Mais qui est dupe? 

    La presse actuelle, récente, est odieuse avec ceux qui ont voté pour le brexit. On sent à quel point elle est manipulée par ses puissants dirigeants, qui ont étonnament tous le même avis que monsieur Priest. Les mauvais, les racistes, les pauvres manipulés que nous sommes (c'est bien la première fois qu'on me traite de raciste, je me demande encore comment ils osent faire ce raccourci absurde : être contre l'europe revient à être qualifié de raciste), avons eté manipulés et notre parole ne vaut rien, il faut donc écouter nos élites qui savent bien mieux comment nous extorq... Pardon, comment faire de cette belle europe une équipe merveilleuse, humaniste et solidaire.

    Oui, l'europe est une merveilleuse idée, mais ce qu'elle est devenue est un monstre incontrolable. Je ne vois aucune façon de la faire revenir dans le droit chemin, elle est tout à fait le reflet de l'âme humaine, à savoir égoiste, arriviste, impitoyable et prête à tout pour gouverner tous les autres, au mépris de toute dignité et de respect de la condition humaine.

    Des gens comment Christopher Priest sont soit aveugles, ce qui m'étonnerait, au vu de son oeuvre incroyable, soit beaucoup plus riches que beaucoup d'européens, et dès lors ils agissent comme beaucoup d'entre nous, en essayant de proteger leurs acquis. Nous sommes en démocratie, et le nombre a parlé, ne leur en déplaise.

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